PERP ou contrat Madelin : bien faire la différence
La retraite peut entraîner une baisse drastique de train de vie. Pour limiter les dégâts, les placements d’épargne-retraite, comme le PERP ou les contrats Madelin, sont idéaux. Alimentés pendant la carrière des actifs, ils distribuent un complément de revenus à la retraite.
Avec ces contrats, il est impossible de retirer ses fonds avant de cesser son activité professionnelle. Cela permet d’épargner sur du très long terme, et autorise donc les investissements dans des supports en actions, plus risqués mais plus rentables dans la durée.
Avantage non négligeable, les sommes versées dans ces enveloppes sont déductibles, dans une certaine limite, du salaire imposable et peuvent donc sensiblement faire baisser l’impôt annuel sur le revenu.
Toutefois, il y a des différences entre les deux enveloppes. Les contrats Madelin sont réservés aux travailleurs non salariés (TNS), alors que les PERP peuvent être souscrits par tous les Français. Le montant de déduction autorisé pour le PERP est de 10 % des revenus professionnels nets, tandis qu’avec un contrat Madelin, on peut déduire jusqu’à 15 % du bénéfice imposable.
Autre différence sensible : le contrat Madelin est plus contraignant que le PERP, car une fois que l’on s’est engagé à y verser une certaine somme annuelle, il faut s’y tenir. Le PERP, lui, peut être alimenté une année et oublié la suivante.
Enfin, le contrat Madelin se dénoue exclusivement sous forme de rente, tandis que le PERP, depuis quelques années, peut restituer 20 % des sommes épargnées sous forme de capital. Mais la rente, avec le contrat Madelin, peut être garantie au moment de la souscription (à condition de trouver les bons contrats). Cela n’est pas possible avec le PERP. Attention, un placement d’épargne retraite vous suit pour longtemps. D’où l’importance de le choisir avec soin. Aujourd’hui, il est aussi possible de transférer ses avoirs d’un contrat à un autre. Dans tous les cas, il est indispensable de se faire accompagner par un professionnel.
